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Deuil

  • Photo du rédacteur: Arcos Tour
    Arcos Tour
  • 22 janv.
  • 3 min de lecture
Deuil - Légendes - Parc National Peneda Gerês

La mort

La vie est imprégnée de mystères, dont la naissance et la mort sont les plus inéluctables. Si la naissance est célébrée avec joie, la mort est perçue comme un événement tragique et mélancolique, bien que certaines croyances religieuses, comme le christianisme, prônent la résurrection de l'âme. Dans le parc national de Peneda-Gerês , au Portugal, les rites funéraires sont profondément ancrés dans la tradition catholique, donnant lieu à un protocole rigoureux permettant à la famille endeuillée d'exprimer son deuil à la société.


Cependant, même dans cette région, d’anciennes légendes associées à la mort persistent, telles que l’ Acompanhamento et la Berrega .


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Noir

Le noir, symbole de deuil, était universellement adopté par les hommes, les femmes et les enfants, sans origine précise. Scientifiquement, le noir représente l'absence de lumière et de couleur, symbolisant ainsi l'absence de bonheur. Durant la période de deuil, les manifestations de joie, comme le port de bijoux et d'or, étaient abandonnées, et un effort considérable était déployé pour honorer dignement la mémoire de l'être cher disparu. Les mariages étaient reportés, les festivités suspendues et l'abattage d'animaux évité jusqu'à la fin du deuil complet, après quoi commençait la transition vers un deuil allégé, qui pouvait durer jusqu'à deux ans.


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Le passage

L'annonce d'un décès se faisait traditionnellement par la sonnerie des cloches de l'église, appelée « glas », et, plus récemment, par haut-parleurs informant la communauté du décès et des détails des funérailles. Concernant la veillée funèbre, la tradition voulait que la plupart des défunts ne soient pas transportés à l'église, mais conservés à domicile. Pendant cette période, la maison était dépouillée de toute décoration, et même l'horloge était retirée pour éviter le bruit du balancier. Les meubles étaient enlevés, des chaises étaient empruntées au voisinage, et même l'eau des cruches et les saucisses dans les cheminées étaient retirées.


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Le Sillage

La pratique de veiller près du cercueil, et plus précisément l'acte de veiller sur le défunt, trouve son origine dans le fait que des personnes étaient enterrées vivantes. Les éraflures sur les couvercles des cercueils indiquaient que le défunt avait effectivement été inhumé vivant. Ce phénomène était dû à l'utilisation de gobelets en fer-blanc pour consommer de la bière ou du whisky, une combinaison qui pouvait parfois plonger le défunt dans une sorte de coma, simulant accidentellement la mort. Ainsi, lors de la fermeture du cercueil, l'idée est née d'attacher une clochette (campana) au poignet du défunt à l'aide d'une ficelle. Après l'inhumation, une personne montait la garde près de la tombe pendant quelques jours. Si le défunt se réveillait, le mouvement de son bras faisait sonner la clochette. Ce phénomène est à l'origine du nom actuel des pierres tombales (structures en pierre) placées dans les cimetières.


Les fleurs ont une signification. Si aujourd'hui elles représentent un geste symbolique d'affection, autrefois elles servaient à masquer les odeurs.


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Vêtements

Le corps du défunt était soigneusement préparé, vêtu des plus beaux vêtements, souvent choisis à l'avance, et déposé sur le lit. Les rites funéraires impliquaient de profondes expressions de chagrin, avec des pleurs intenses, des éloges funèbres et des lamentations sur son sort. Traditionnellement, cette tâche incombait aux femmes de la famille, mais dans certains cas, des pleureuses professionnelles étaient engagées pour exprimer la douleur de la famille endeuillée. Pour les enfants décédés, en particulier les filles, les rites étaient adaptés. Leurs corps étaient placés dans des urnes blanches et portés au cimetière par les enfants plus âgés (la croisade). Une jeune fille était vêtue comme une mariée, avec une couronne de laurier. La messe du septième jour, tradition catholique, était associée aux sept jours de deuil, en référence à des passages bibliques qui mettent en lumière cette pratique. Les femmes en deuil, vêtues de noir et le visage presque entièrement couvert, étaient mal vues socialement, et celles qui ne suivaient pas cette tradition, considérée comme un signe de respect quasi religieux.

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Le quotidien

L'influence des rituels de deuil dans la région se manifeste également dans les vêtements, comme la tenue sombre ou Dó, portée par les veuves pour symboliser la douleur de la séparation causée par l'absence, temporaire ou permanente, d'un être cher. La couleur noire prédominante de cette tenue reflète l'atmosphère associée au deuil.


Ainsi, dans le parc national de Peneda-Gerês, la tradition catholique s'entremêle à la culture locale, façonnant les rituels de la mort et du deuil de manière à respecter et honorer la vie de ceux qui sont décédés, tout en offrant du réconfort à ceux qui restent.

 
 

Activités:

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