Légende : Monastère d'Ermelo
- Arcos Tour

- 22 janv.
- 3 min de lecture

Il était une fois...
Dans les temps anciens, au cœur des Asturies, régnait un roi, Ordoño II, père d'une princesse pieuse et dévouée, Dona Urraca. Cette princesse rêvait de créer un lieu sacré, un monastère, où la prière et la méditation pourraient s'épanouir, entourée par la beauté de la nature et la tranquillité des vallées. Ce rêve fut à l'origine de l'une des légendes les plus envoûtantes de l'histoire portugaise : la légende du monastère d'Ermelo .

La princesse Urraca était profondément religieuse. Protectrice des églises et des couvents, elle consacra sa vie à la diffusion de la foi chrétienne. Un jour, méditant sur son désir de servir Dieu, elle prit une décision importante : fonder un monastère. Elle souhaitait un lieu isolé et paisible où la vie religieuse puisse s’épanouir en harmonie avec la nature. Avec la bénédiction de son père, le roi Ordoño II, la princesse Urraca entreprit un voyage à travers montagnes et vallées, à la recherche du lieu idéal pour réaliser son rêve. Ses recherches la menèrent au parc national de Peneda-Gerês , plus précisément à la majestueuse Serra de Soajo , où le silence et la paix spirituelle semblaient imprégner l’air. Un paysage imposant, avec des ruisseaux sereins et des montagnes invitant à la contemplation. Là, la princesse Urraca trouva l’endroit parfait pour son monastère, réunissant tout ce qu’elle avait imaginé : une terre fertile, de l’eau en abondance, des forêts enchanteresses et une faune abondante.

Pleine d'enthousiasme, la princesse Urraca se hâta vers la cour de son père pour lui annoncer le lieu qu'elle avait choisi. À son écoute, le roi Ordoño II resta silencieux, pensif. Lorsqu'il lui demanda enfin ce que l'on pouvait voir des hauteurs, la princesse décrivit un horizon vaste et magnifique. Au sud, les tours de la cathédrale de Braga ; au nord, les cathédrales de Tuy et d'Ourense ; à l'ouest, les plages où les vagues se brisaient violemment sur le rivage ; et à l'est, les champs et les collines où paissaient les troupeaux et où chevauchaient les guerriers. Le roi, tout en admirant la grandeur du panorama, n'était pas satisfait. Il ne souhaitait pas investir autant dans un projet aussi immense. « Ma fille, je voudrais ardemment exaucer ton désir de servir Dieu, dit le roi, mais je ne peux consacrer la moitié de mon royaume à ce monastère. L'horizon est trop vaste. Trouve un lieu plus intime, un espace moins immense. »

Le cœur lourd, mais déterminée à ne pas abandonner son projet, la reine Urraca décida de chercher un nouvel emplacement près de celui qu'elle avait choisi. Au lieu de construire le monastère au sommet de la montagne, où le paysage était vaste et imposant, elle opta pour un lieu plus discret. Elle découvrit une vallée profonde et silencieuse, presque dissimulée par l'épaisse forêt. Là, où la rivière murmurait en secret et où régnait la solitude, la reine Urraca ordonna la construction du monastère. Ce lieu, loin des regards indiscrets et des grands panoramas, reflétait l'essence même de son désir : un refuge spirituel, un lieu de prière et de contemplation à l'abri des distractions. Ainsi naquit le monastère d'Ermelo, qui reçut son nom en hommage à la paix et à la solitude de la nature sauvage où il fut érigé.

Le monastère d'Ermelo devint un symbole de la foi inébranlable et du dévouement de la princesse Urraca. Bien que le roi Ordoño II ait d'abord refusé le site prestigieux choisi par sa fille, la princesse suivit son cœur et fit construire un lieu qui, au fil des siècles, allait devenir une icône de l'histoire religieuse portugaise. Le monastère non seulement préserva le souvenir de sa fondation, mais symbolisa aussi la force de la détermination et la quête d'une spiritualité authentique.

La légende du monastère d'Ermelo nous enseigne que la véritable paix et l'épanouissement ne se trouvent pas toujours dans les grandes réalisations ni dans les horizons infinis, mais dans les lieux les plus simples, les plus discrets et les plus profonds. À l'instar de la reine Urraca, nous pouvons tous trouver notre propre « Ermelo », un refuge où vivre notre foi et notre sérénité, loin des distractions du monde.
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